1 October 2025
Les répercussions multigénérationnelles du colonialisme, de la traite transatlantique des esclaves et des vagues successives de conflits continuent de façonner les réalités socio-économiques et politiques des jeunes Africain·es d’aujourd’hui. Des traumatismes hérités aux inégalités structurelles, les séquelles des injustices historiques sont bien présentes dans le vécu des jeunes.
Le but des réparations, n’est pas seulement de redresser les torts du passé, mais aussi de façonner un avenir équitable et inclusif. Or, partout en Afrique, les jeunes, qui représentent une majorité importante de la population, restent en marge des processus décisionnels liés aux réparations sur le continent.
S’appuyant sur des consultations régionales menées par le réseau Jeunesse africaine pour la justice transitionnelle (African Youth for Transitional Justice – AY4TJ) et sur des cadres à portée plus large à l’échelle du continent, comme la Politique de justice transitionnelle de l’Union africaine (PJTUA), ce document présente des mesures directement applicables visant à intégrer une participation significative des jeunes dans le débat sur les réparations. Il propose des recommandations de politique générale destinées aux pouvoirs publics, aux instances de justice transitionnelle et aux partenaires internationaux afin de garantir que les réparations en Afrique ne soient pas uniquement tournées vers le passé, mais aussi vers l’avenir, en s’appuyant sur la voix, la capacité d’organisation et la vision de la jeunesse.
Lire l’éditorial qui accompagne cet article (disponible en anglais et en français).
Ce document est le premier d’une série en cinq parties dirigée par des jeunes qui explore les liens entre les injustices historiques, leurs répercussions durables dans différents contextes africains et l’insuffisance des efforts déployés pour remédier à ces atrocités.
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